1. ça ne me rajeunit pas (bordel de chiotte)
2. j'en profite ici pour publier un texte écrit par quelqu'un de ma famille concernant ce parrainage de mémoire indécent et sordide proposé par le petit monsieur qui dégringole dans les sondages (d'ailleurs, aujourd'hui pour remonter, il a organisé une battue à Villiers-le-Bel, mais bon, passons...).
Monsieur le Président de la République Nicolas Sarkozy a affirmé avoir "demandé au gouvernement, et plus particulièrement au Ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah".
Il se trouve que par un hasard malheureux j'ai été un enfant français victime de la Shoah comme le dit le chef de l’Etat. En effet j'ai été interné deux ans à Drancy (près de Paris) gardé par la police et la gendarmerie françaises, et déporté plus d'un an à Bergen-Belsen (Allemagne) ; je suis inscrit sur le mur des noms ainsi que ma mère et ma sœur "morte pour la France".
"En tant que victime française de la Shoah", je décline l'offre faite par M. Sarkozy de confier ma mémoire, à un enfant de CM2 :
En effet, les enfants de CM2 n'ont pas à connaître de la Shoah mais de l'extermination des juifs d'Europe et pas seulement de cela, d'ailleurs.
Il n'y a pas eu que des enfants français victimes de l'extermination mais aussi d'autres enfants, des enfants étrangers venus se réfugier avec leurs parents, en France, et livrés, par le régime, dit de Vichy, pieds et poings liés aux nazis. (Il en a été de même des tziganes et Roms tous aussi massacrés et anéantis)
Le fait de "confier la mémoire d’un des 11000 enfants" victimes de l'extermination à des enfants, actuellement, en CM2 est une démarche parfaitement morbide qui n'a aucun intérêt ni sur le plan historique ni pédagogique.
Par contre, si le chef de l’Etat veut faire sourdre un véritable courant d'éducation civique et citoyenne, ainsi que l'apprentissage de la solidarité, il peut facilement inciter les enseignants, qui tout en donnant des référents historiques, feront en sorte que les enfants parrainent des enfants comme eux dans les régions du monde où ils sont en danger et même et aussi en France, dans notre douce France, lorsque ceux-ci sont en danger du fait des rafles et reconduites à la frontière de leur parents sans papiers. Certes cette politique est menée parce qu'il y a des lois pour ce faire mais, dès octobre 1940 il y avait aussi des "lois" pour permettre le recensement, l'interdiction d'exercer et la rétention administrative des juifs, de tous les juifs."
Jean W.