(donc, tout va bien ?)
Rholalala, c'est pas fastoche tous les jours en ce moment, je te le dis, ami lecteur.
Pas la grossesse, même si j'ai chaque jour, un peu plus de mal à tenir en largeur dans notre cuisine, qui, il faut bien le reconnaître n'est pas très large (ouais, c’est de sa faute, tiens). Et puis, j'ai un peu de mal à m'extraire du canapé si je suis trop avachie dedans...
Non, il s'agit des relations avec l'ex et sa mère, qui tendent à ne former qu’un seul être bicéphale (et emmerdant).
Je te rappelle, ami lecteur, même si tu as tout suivi depuis le début (les temps anciens, voire immémoriaux du blog), que l'ex est un cadre supérieur débordé, à qui il faut parfois rappeler qu'un enfant de 10 ans, oui, ça a besoin de se coucher tôt, de faire ses devoirs. Et même que ce genre de bête est régulièrement en vacances d'école, à peu près toutes les 6 semaines.
Encore aujourd'hui presque 8 ans après notre séparation, j'enrage sur à peu près les mêmes sujets.
J'assume, c'est certainement en partie de ma faute, je n'ai pas su dire les choses comme il fallait quand il fallait. Sûrement.
Mais pas que.
Plus le temps passe et moins l'ex s’investit dans son rôle de père. Pourtant merde, un week-end sur deux, quatre jours par mois, c’est pas grand-chose. Depuis la rentrée de septembre, chaque week-end ou l'ex a la responsabilité de son fils en théorie, et bien, en pratique, c'est une autre paire de manches : il arrive à le coller chez sa mère à chaque fois, ayant toujours mieux à faire, manifestement.
Sans parler des petits congés scolaires : il suffit que je donne des dates, pour que, comme par hasard, le loustic se colle un déplacement professionnel pile poil au même moment. Ceci lui permet également de déléguer l'activité « congés scolaires » à sa mère, qui de fait, joue un rôle très important, qu'elle ne devrait pas jouer dans le dispositif (compte tenu de sa capacité de nuisance assez élevée).
Il en va ainsi... tout le temps, ou quasiment.
Les marges de manœuvre sont trèèèès étroites, eu égard au contexte psychiatrique dans lequel certain(e) des protagonistes évoluent. L'une d’entre elle est en effet coutumière du procès à répétition, dont elle fit une de ses activités de prédilection pendant de nombreuses années.
Quant à moi, dans tout ça, c’est un peu comme si j'était une vague crotte de mouche, un poil sur un bord de lavabo, une broutille quoi...
Mais d'un côté, il paraît que je suis beaucoup trop souple (J'essaie de ménager le fiston et je m'y prends comme un manche, parce que ça produit au bout du compte l'effet inverse, et en plus, ça m’empêche de dormir sur mes deux oreilles) et de l'autre beaucoup trop rigide (Je devrais faire preuve de plus de souplesse avec le père, qui a une place très importante et donc ne peut pas penser à tout, y compris planifier un peu mieux ses déplacements professionnels destinés à propager le modèle capitaliste en Chine).
Donc, franchement, aujourd'hui, ben... j’en ai ma claque.
Grave.