Oui, je sais, ami lecteur, je te délaisse en ce moment.
Mais surtout, ne va pas imaginer que je ne pense pas à toi, hein.
J'ai un petit problème d'emploi du temps et de grosse fatigue le soir (Voilà ce qui arrive quand on est en cloque à un âge avancé...) qui fait que j'ai du mal à me recoller devant l'ordi après une journée consacrée principalement à mon employeur, puis à ma petite famille (Une façon élégante de te faire comprendre qu'à 21h15, je m'endors lamentablement sur le canapé comme une vieille merde...).
Donc, quand même, je ne veux pas que tu sois en reste, ami lecteur. Je ne voudrais pas que tu t'inquiètes non plus.
Pour commencer, je vais bien, et la petite personne de sexe masculin qui pousse à l'intérieur de moi (Ne pas trop s'appesantir là-dessus, sinon, on fait des cauchemars...) choisit de danser la gigue chaque soir, au moment où je me couche de préférence (Le vrai coucher, dans le lit, pas celui du canapé de 21h15). La gigue du foetus fait partie de mon quotidien. Idem en réunion, lorsque les gens parlent trop fort, je sens bien que ça proteste vigoureusement.
Ensuite, je dois te dire que nous avons du réaménager quelque peu notre appartement, du moins notre chambre nuptiale, pour y inclure (pour l'instant du bordel et des cartons) un lit de bébé. Il se trouve que l'installation de ce nouveau mobilier, précédée de deux changement de place du reste des meubles, a suscité chez notre jeune animal poilu (là, je parle du chat bien sûr, qu'est-ce-que tu croyais ?) une curiosité qu'on a failli croire indéfectible (mais en fait non). Je t'explique : une fois le petit lit monté par le futur papa (mouhahahahaha !), le jeune félin intrigué par ce chambardement s'est mis dans son petit crâne d'aller se coucher dans ce nouveau lit. Pour cela, rien de plus simple, un saut sur la commode à côté, puis un plongeon dans le lit. Et ça, 10 fois de suite, de préférence à 5 heures du matin, pendant 3 ou 4 huits d'affilée. Tant et si bien que nous songeâmes à faire l'acquistion d'un taser (il paraît qu'il y en a en vente libre aux Champs-Elysées, Joe Dassin avait raison, crénom de nom !) pour neutraliser le jeune délinquant griffu.
Et puis... et puis... à force de dire non, de le virer sans ménagement du lieu interdit, tu ne vas pas y croire, ami lecteur, il a cessé d'y aller. Sauf une fois de temps en temps, juste pour s'assurer que c'est toujours interdit...
J'ai un doute sur la pérennité de la situation, compte tenu de la taille des hémisphères cérébraux de cet individu. Mais pour l'instant, ça marche.
Sinon, j'ai beaucoup aimé le presque accident d'avion de notre débordé Premier ministre. Le pôvre homme s'était rendu pour son week-end à Angers, en Falcon 900.
Je te rappelle, ami lecteur instruit, qu'Angers, préfecture du Maine-et-Loire, haut lieu de fabrication du quernon d'ardoise, se situe à 264 km de Paris (Soit très exactement 1h36 en TGV direct).
Outre le fait que l'endettement de notre joli pays ne doit pas être bien loin des 1300 milliards d'euros et que prendre un Falcon 900 pour son week-end perso, ça fait mauvais genre, le bilan environnemental d'un tel déplacement est absolument calamiteux.
Mais bon, Borloo a trouvé une super excuse à François : il est crevé, surmené, épuisé, la faute à la crise financière mondiale, tout ça tout ça...
L'a du acheter son silence en lui rapportant des caisses de pif d'Anjou...